<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>HISTOIRES D&#039;ALSACE &#187; léon IX</title>
	<atom:link href="https://www.histoires-alsace.com/tag/leon-ix/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.histoires-alsace.com</link>
	<description>Blog de Gabriel BRAEUNER, historien</description>
	<lastBuildDate>Thu, 16 Jul 2020 18:07:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5</generator>
		<item>
		<title>Sainte Odile et Sélestat</title>
		<link>https://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/</link>
		<comments>https://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2020 09:49:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Des Cités et des Hommes]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Age]]></category>
		<category><![CDATA[Sélestat]]></category>
		<category><![CDATA[Bibliothèque humaniste de Sélestat]]></category>
		<category><![CDATA[gabriel braeuner]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[léon IX]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[sainte Odile]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.histoires-alsace.com/?p=797</guid>
		<description><![CDATA[La sainte la plus vénérée d’Alsace est particulièrement présente à Sélestat. Elle apparaît sur les vitraux de deux de nos églises, Sainte -Foy et Saint-Georges. Une statue en pleine ville de même que le nom d’une rue lui sont consacrés. &#8230; <a href="https://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">La sainte la plus vénérée d’Alsace est particulièrement présente à Sélestat. Elle apparaît sur les vitraux de deux de nos églises, Sainte -Foy et Saint-Georges. Une statue en pleine ville de même que le nom d’une rue lui sont consacrés. Sa vie comme sa légende s’inscrivent dans les balbutiements de l’histoire de notre province. Elle qui vécut au temps lointain des mérovingiens, n’a rien perdu de sa popularité.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b><i>Sainte Odile , patronne de l’Alsace </i></b></p>
<p style="text-align: justify;"> <a href="http://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/download-6/" rel="attachment wp-att-798"><img class="alignleft size-full wp-image-798" alt="download" src="http://www.histoires-alsace.com/wp-content/uploads/2020/04/download3.jpg" width="180" height="280" /></a>Elle notre sainte la plus connue. Canonisée par Léon IX, notre seul pape alsacien, qui occupa le trône pontifical de 1048 à 1054. Qui ne connaît Odile en Alsace dont elle est devenue la sainte patronne depuis … 1946 ! Présente depuis longtemps et particulièrement persévérante. En réalité, on sait très peu de choses sur sa vie. La légende ou les histoires arrangées la concernant sont plus importantes que sa biographie. Notre Alsacienne à vécu à l’époque mérovingienne. Elle est la fille du duc Etichon ou Adalric qui gouverna l’Alsace. Née vers 660, elle mourut en 720. Elle fut l’abbesse du couvent de Hohenburg que son père avait fondé. Le reste n’est que littérature ou récit hagiographique. D’ailleurs, sa vie ne fut écrite que 200 ans après sa mort. On eut le temps de l’embellir. Nous avons tous entendu parler de la noire colère de son père qui attendait de son épouse Bereswinde, un héritier mâle, quand Odile vint au monde. Quand il apprit, en outre qu’elle était aveugle, il se sentit humilié et chercha à la tuer. Sa mère réussit à préserver sa vie en l’éloignant. Elle fut élevée au monastère de Palme qu’on identifie parfois avec Baume-les-Dames. Elle recouvra la vue : Odile ne signifie-t-il pas «  fille de la lumière »? Elle finit par se réconcilier avec son père qu’il lui confia son château transformé en monastère. Mais la Hohenburg était difficilement accessible aux fidèles et pèlerins. L’abbesse Odile fit construire un second établissement un peu plus loin, le monastère d’en bas, appelé « Niedermünster.»</p>
<p style="text-align: justify;"> Difficile de démêler l’écheveau de la légende de celle de l’histoire. Mais le fait est que sa mémoire fut préservée. Le Mont-Saint-Odile est connu bien au delà nos frontières. C’est un peu notre montagne sacrée, un lieu ou souffle l’esprit. Toutes les aspirations politiques, culturelles et religieuse de la province se sont focalisées sur lui. Avant Odile, le mur païen déjà. Depuis Odile, des communautés de moniales attentives à l’accueil des pèlerins et des déshérités. Aujourd’hui encore, on s’y relaie pour la <i>laus perennis</i>, cette prière qui jamais ne cesse. Pendant la première guerre mondiale, on publia même un texte latin apocryphe connu sous le nom de <i>La prophétie de sainte Odile</i>. On le réemploya durant la seconde guerre. Il avait le bon goût d’annoncer, à chaque fois, la chute de la belliqueuse Allemagne. Odile avait toujours protégé l’Alsace. Et en parfait petit soldat, elle servit encore.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><b><i>Sainte Odile à Sélestat</i></b></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/images-5/" rel="attachment wp-att-799"><img class="alignleft size-full wp-image-799" alt="images" src="http://www.histoires-alsace.com/wp-content/uploads/2020/04/images2.jpg" width="194" height="259" /></a> Odile n’a pas de lien étroit avec notre ville. Elle n’en est pas moins présente. Il est vrai qu’en tant que sainte patronne de l’Alsace pour les catholiques, Sélestat fait également  partie… de son diocèse. Une rue importante, une des plus longues de la ville, lui est consacrée depuis les années trente. Un axe nord-sud qui longe  approximativement la ligne du chemin de fer.</p>
<p style="text-align: justify;"> Vous l’avez tous vu,  au moins une fois, sur la place du Marché Vert à l’angle d’un édifice commercial. Elle semble veiller sur nous sans que nous la voyons immédiatement. Nous avons oublié de lever les yeux. Elle porte les siens sur un livre ouvert.C’est comme cela que nous la reconnaissons. C’est sa marque identitaire, son attribut de sainteté. Née aveugle, elle  a retrouvé la foi par le baptême.</p>
<p style="text-align: justify;"> C’est avec les mêmes attributs qu’elle figure sur le vitrail du croisillon nord de l’église Sainte Foy. Elle se trouve à côté de saint Léon IX, celui la même qui la canonisa dans son court pontificat. Léon, en réalité Bruno d’Eguisheim qui avait été évêque de Toul et qui fut  l’oncle de Hildegard de Buren, avait vécu au XIe siècle. Odile, trois siècles plutôt. Entre les lieux une belle filiation qui narre les balbutiements de l’histoire de l’église d’Alsace. Qu’ils soient réunis tous deux dans une église à Sélestat est naturel</p>
<p style="text-align: justify;"> Nous présentons  par ailleurs  le beau vitrail contemporain dédié à la vie de sainte Odile  dans le choeur de l’église Saint-Georges.  Sait-on  qu’on la retrouve enfin, indirectement, à travers la mention en latin  de ses parents, Adalric et Bereswinde, sur le portail officiel, rue du Sel, de l’hôtel d’Ebersmünster.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Le vitrail d&rsquo;Odile </strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/img_7444/" rel="attachment wp-att-800"><img class="alignleft size-full wp-image-800" alt="IMG_7444" src="http://www.histoires-alsace.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_7444.jpeg" width="322" height="640" /></a> Dans le vaste choeur de l’église Saint-Georges, Odile a trouvé sa place. Tout un vitrail lui est consacré. Elle se retrouve en bonne compagnie, à coté de Notre Dame, à qui le sanctuaire autrefois fut consacré, sainte Catherine, saint Georges et saint Michel, sainte Hélène et sainte Agnès. Elle n’y figurait pas au Moyen-Age et n’est pas recensée parmi les vitraux du XVe siècle aujourd’hui conservés ( 55 panneaux sur 288). Elle est arrivée plus récemment, en même temps que Michel et Georges. Elle fait partie des petits derniers. Elle n’est cependant pas la moindre. Son géniteur, si l’on peut dire, est le grand maître-verrier Max Ingrand (1908-1969) qui restaura, après-guerre, les vitraux de la fin du Moyen Age, et remplaça les panneaux manquants par des nouveaux qui ne déparèrent pas. Au contraire, le miracle des vitraux du chœur de l’église Saint-Georges réside dans la complémentarité et l’harmonie des verrières historiques et des contemporaines. Du grand art pour tous les spécialistes. A première vue d’ailleurs, avant que le regard ne s’habitue, on a même du mal à les dissocier. C’est en 1967, que Sélestat retrouva, en quelque sorte, sa « sainte chapelle ».</p>
<p style="text-align: justify;"> La première des sept fenêtres du chœur est consacrée à la vie légendaire de sainte Odile. Quatorze panneaux narrent son extraordinaire aventure : la naissance de l’enfant aveugle, le secret de son éducation, le baptême qui la guérit de la cécité, la première réconciliation avec son père, sa charité envers les pauvres, son refus de se marier malgré les menaces de son père, son nouvel exil, sa vie errante de mendiante, sa réconciliation définitive avec son père, la fondation d’une communauté religieuse, la retraite des parents d’Odile auprès de leur fille devenue abbesse, ses oeuvres de charité, sa mort.</p>
<p style="text-align: justify;">Le tout se déroule dans une architecture adaptée qui sert de cadre et fait se côtoyer une riche gamme de couleurs qui laissent passer la lumière et concourent ainsi à faire du chœur de l’église cette anticipation du Royaume auquel aspirent les enfants de Dieu.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pour en savoir plus :</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Marie-Thérèse Fischer, La vie de sainte Odile et les textes postérieurs, Strasbourg, Editions du signe, 2006</p>
<p style="text-align: justify;"> René Bornert, Notice Odile (sainte), Nouveau Dictionnaire de Biographie Alsacienne, p. 2893-2896.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Gabriel Braeuner</strong></em>, DNA  Sélestat, 13 juillet 2019, Ces hommes et ces femmes qui ont fait l&rsquo;histoire de Sélestat.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.histoires-alsace.com/sainte-odile-et-selestat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Léon IX, le pape alsacien</title>
		<link>https://www.histoires-alsace.com/leon-ix-le-pape-alsacien/</link>
		<comments>https://www.histoires-alsace.com/leon-ix-le-pape-alsacien/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 23 Dec 2012 18:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Moyen-Age]]></category>
		<category><![CDATA[Portraits d'Alsaciens]]></category>
		<category><![CDATA[alsace]]></category>
		<category><![CDATA[christianisme]]></category>
		<category><![CDATA[gabriel braeuner]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d'Alsace]]></category>
		<category><![CDATA[léon IX]]></category>
		<category><![CDATA[Pape]]></category>
		<category><![CDATA[pape alsacien]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.histoires-alsace.com/?p=66</guid>
		<description><![CDATA[« Il fut notre seul pape alsacien » : c’est ainsi que commencent la plupart des notices le concernant. Et saint de surcroit. Ce qui est lourd à porter et n’arrange rien. Cela le rangerait a priori dans les figures &#8230; <a href="https://www.histoires-alsace.com/leon-ix-le-pape-alsacien/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.histoires-alsace.com/leon-ix-le-pape-alsacien/leon-ix/" rel="attachment wp-att-67"><img class="alignleft size-full wp-image-67" alt="Leon IX" src="http://www.histoires-alsace.com/wp-content/uploads/2012/12/Leon-IX.jpg" width="144" height="185" /></a>« Il fut notre seul pape alsacien » : c’est ainsi que commencent la plupart des notices le concernant. Et saint de surcroit. Ce qui est lourd à porter et n’arrange rien. Cela le rangerait a priori dans les figures hagiographiques voire légendaires qu’on vénère plus qu’on ne connait. Vivant en outre aux alentours de l’an mil, ce qui est suspect. On sait que ces dates rondes suscitent comme fantasmes dans l’imaginaire des contemporains. Pourtant rien, de plus historiquement incarné que la vie de Bruno d’Eguisheim qui naquit, quand ce millénaire avait deux ans, au château de Haut-Eguisheim , près de Colmar, fils de Hugues IV comte du Nordgau et de son épouse Heilwige. A cinq ans, il quitte (déjà) l’Alsace pour aller rejoindre les terres lorraines et entrer à l’école de la cathédrale de Toul. Il y fit son chemin, ses études et sa carrière pour accéder, dès 1026, à 24 ans, au siège épiscopal de la ville lorraine. Il y exerça un ministère efficace et réforma son diocèse, s’appuyant sur les milieux monastiques de Cluny et de Gorze. Il s’y fit remarquer par l’empereur Henri III qui le désigne comme pape à Worms en décembre 1048. Bruno ne voulut cependant accepter le siège de Pierre qu’avec le consentement du peuple et du clergé romain. Ce qu’il obtint le 12 février 1049 quand il monta sur le trône pontifical, en la basilique du Latran, sous le nom de Léon IX.<br />
Son pontificat fut bref et ne dura que cinq ans. Il n’en fut pas moins intense pour autant et parfois même décisif. Il marque un tournant dans l’histoire de la papauté et de la chrétienté en initiant un large mouvement de réforme de l’église. Léon IX par une douzaine de synodes, tenus en Allemagne, France et Italie s’attaqua à la simonie (vente et achat des charges ecclésiastiques) au mariage des prêtres, à l’intervention du pouvoir temporel dans la désignation des titulaires du pouvoir spirituel dont il avait pourtant bénéficié lui-même.<br />
Ce pape réformateur avait la bougeotte et ne passa en cinq ans que cinq mois à Rome. Le reste du temps ,c’est à cheval qu’il entreprit ses voyages pastoraux et qu’il tint ses assises réformatrices.  Il entreprit trois voyages au nord des Alpes où il n’omit jamais de passer dans sa région natale. Deux fois sûrement, une troisième fois probablement, pour y consacrer des églises et des autels à  Haguenau,Strasbourg, Altdorf, Andlau, Sainte-Croix-en-Plaine,  Ottmarsheim, Oelenberg, Rosheim, Traenheim, Hohenbourg et peut-être Gueberschwihr.<br />
Pape voyageur qui savait s’entourer de belles compétences, dont le cardinal Hiltenbrand, le futur Grégoire VII (1073-1085), Léon IX s’essaya aussi à la conciliation politique et religieuse, exercice difficile qui lui fut fatal. Il s’opposa aux Normands, qui s’étaient installés en Italie méridionale en 1030, leur livra bataille, fut battu et connut l’humiliation d’un emprisonnement pénible qui le mina. En négociation avec le patriarche de Constantinople dont il pensait se rapprocher, déjà affaibli, il ne put contenir son fidèle et énergique ami lorrain le cardinal Humbert qui se fâcha avec le patriarche Michel Cérullaire et l’excommunia le 16 juillet 105 entrainant le schisme des églises d’Occident et d’Orient. « La robe sans couture » du christ était désormais déchirée et Léon IX&#8230; mort depuis à peine trois mois !</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>https://www.histoires-alsace.com/leon-ix-le-pape-alsacien/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
